Que font les oiseaux en hiver au Québec?

Dernière mise à jour : 12 août

Bon nombre d'oiseaux quittent le Québec pour se rendre dans le sud à l’approche de l'hiver. Mais certains ne plient pas bagage et vivent au Canada toute l’année...

Comment font les oiseaux pour survivre au froid hivernal?
Comment font les oiseaux pour survivre au froid hivernal? illustration christine hantzo

Un plumage qui tient bien chaud

Les plumes des oiseaux leur servent d'isolant. Elles leur permettent de conserver leur température corporelle.

Lorsqu’il fait très froid, certains oiseaux ébouriffent leurs plumes, afin de conserver près de leur corps une plus grande couche d’air chaud. Ces oiseaux ressemblent alors à de petites boules de plumes pendant l’hiver, alors que leur silhouette est bien plus élancée en été. C'est le cas par exemple de la mésange et du cardinal.

Des frissons pour se réchauffer

Lorsqu'il fait vraiment très froid, les oiseaux se mettent à frissonner.

Cela à pour effet d'activer leurs muscles, et ainsi d'augmenter la température de leur corps. Contrairement aux humains, le frisson des oiseaux ne provoque pas de tremblements incontrôlables.

Une circulation sanguine bien régulée

Les oiseaux ont la capacité de réguler leur afflux de sang.

Cela leur permet de conserver le sang chaud à proximité des organes vitaux, aux dépens de certaines autres parties du corps.

La température corporelle des pattes des canards et des goélands peut avoisiner le point de congélation alors que le reste de leur corps se sent bien au chaud, par exemple.

Une bonne couche de graisse

La graisse est un parfait isolant!

En hiver, certains oiseaux, comme les mésanges, survivent en mangeant autant de nourriture grasse qu'ils le peuvent.

Ils se blottissent les uns contre les autres pour se tenir au chaud.

D’où l’importance d'aider les oiseaux en leur apportant des aliments riches en gras durant la saison froide.

Faut-il nourrir les oiseaux en hiver ? Les oiseaux parviennent généralement à trouver leur nourriture par eux-mêmes, sauf en période de gel ou de neige prolongée. Si vous commencez à les nourrir, ne vous arrêtez pas de le faire brutalement; vous en êtes responsable d'eux jusqu’au dégel.

Entrer en hypothermie

Durant les nuits glaciales, sous les -30 °C, certains oiseaux entrent en hypothermie, c’est-à-dire que la température de leur corps baisse.

Une stratégie qui permet aux mésanges et aux roitelets, d’économiser près de 25 % de l’énergie dont ils ont besoin.

Les bernaches du Canada ont une caractéristique physique qui empêche leurs pattes de geler sur la glace. Afin de profiter d’un maximum de chaleur, elles s’enfoncent sous la neige où il fait plus chaud.


Ils mettent de côté leur instinct territorial

Comme ils n’ont pas de territoire à défendre pour la reproduction, plusieurs oiseaux mettent de côté leur instinct territorial pendant l’hiver et se réunissent en groupes.

Ainsi, ils ont plus d’yeux pour détecter les prédateurs et ils économisent de l’énergie en se partageant la tâche. Ils peuvent donc se concentrer sur la recherche de nourriture. Certains, comme les roitelets et les moineaux notamment, vont même passer la nuit ensemble, collés, afin de minimiser les pertes de chaleur.


Les oiseaux qui restent au Québec en hiver :

Chaque année, près de 90 espèces d’oiseaux affrontent nos températures glaciales Québécoises:


  • Alouette hausse-col

  • Arlequin plongeur

  • Autour des palombes

  • Bécasseau violet

  • Bec-croisé bifascié

  • Bec-croisé des sapins

  • Bernache du Canada

  • Bruant hudsonien

  • Buse à queue rousse

  • Buse pattue

  • Canard colvert

  • Canard noir

  • Cardinal rouge

  • Chardonneret jaune

  • Chouette épervière

  • Chouette lapone

  • Chouette rayée

  • Corneille d'Amérique

  • Crécerelle d'Amérique

  • Dindon sauvage

  • Durbec des sapins

  • Eider à duvet

  • Épervier brun

  • Épervier de Cooper

  • Étourneau sansonnet

  • Faucon émerillon

  • Faucon gerfaut

  • Faucon pèlerin

  • Garrot à œil d'or

  • Garrot d'Islande

  • Geai bleu

  • Gélinotte huppée

  • Goéland arctique

  • Goéland argenté

  • Goéland bourgmestre

  • Goéland marin

  • Grand Corbeau

  • Grand Harle

  • Grand Pic

  • Grand-duc d'Amérique

  • Grimpereau brun

  • Gros-bec errant

  • Guillemot à miroir

  • Harelde kakawi

  • Harfang des neiges

  • Harle couronné

  • Harle huppé

  • Hibou des marais

  • Hibou moyen-duc

  • Jaseur boréal

  • Junco ardoisé

  • Lagopède alpin

  • Lagopède des saules

  • Merle d'Amérique

  • Mésange à tête brune

  • Mésange à tête noire

  • Mésange bicolore

  • Mésangeai du Canada

  • Moineau domestique

  • Moqueur polyglotte

  • Nyctale de Tengmalm

  • Perdrix grise

  • Petit Garrot

  • Petit-duc maculé

  • Petite Nyctale

  • Pic à dos noir

  • Pic à dos rayé

  • Pic à ventre roux

  • Pic chevelu

  • Pic mineur

  • Pie-grièche boréale

  • Pigeon biset

  • Plectrophane des neiges

  • Plectrophane lapon

  • Pygargue à tête blanche

  • Roitelet à couronne dorée

  • Roselin familier

  • Roselin pourpré

  • Sittelle à poitrine blanche

  • Sittelle à poitrine rousse

  • Sizerin blanchâtre

  • Sizerin flammé

  • Tarin des pins

  • Tétras à queue fine

  • Tétras du Canada

  • Tourterelle triste

  • Troglodyte de Caroline

Le saviez-vous? Le champion toute catégorie de la survie en milieu glacial, est le sizerin blanchâtre: il peut survivre 20 heures sans nourriture, et à une température de -54 °C.

Voici quelques-unes des stratégies d’adaptation développées par les oiseaux pour pouvoir passer au travers des hivers mêmes les plus rigoureux du Québec!


Source : Matt Walker (2010). Bird feeding: concerns raised over benefit to UK birds.


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