Laisser la pelouse pousser naturellement: la désobéissance florale un paradis pour la biodiversité


(photo Thomas Deshaies/Radio-Canada)

Ce sherbrookois a bien compris l'importance de laisser la nature reprendre ses droits!

Les devants de maisons, patios et cours laissées au naturel apportent beaucoup d'avantages:

  • une augmentation de la biodiversité

  • de la nourriture pour les oiseaux et les insectes

  • une réduction des îlots de chaleur

  • moins de besoin d'eau et de pesticides,


Malgré tous ces avantages, il est toujours interdit de faire pousser des légumes, du gazon naturel ou des fleurs sauvages devant sa maison, dans de nombreuses villes au pays.

Certains règlements municipaux imposent que les résidents gardent les pelouses désherbées et coupées court...


À Sherbrooke, à environ 200 kilomètres à l'est de Montréal, un règlement interdit à la végétation de pousser à une « hauteur excessive » ou d'une manière qui causera un « préjudice esthétique » aux voisins.

Dany Baillargeon a choisi de laisser pousser des fleurs sauvages devant sa maison malgré cette interdiction, faisant ainsi de la désobéissance florale et du terrorisme de pelouse.

Il souhaite que son gazon ait un aspect naturel et axé sur l'environnement.

Un citoyen qui se dit heureux de faire sa petite part pour aider l'environnement et changer les mentalités.

San critiquer ceux qui aiment leurs pelouses bien entretenues, il pense qu'il est bon de remettre en question les conventions établies concernant ce qui rend un jardin inesthétique et d'accepter ceux qui veulent faire les choses différemment.


"Nous voyons ce changement d'esthétique sur ce que devrait être la pelouse, ce que nous voulons que les endroits autour de nous soient, et de plus en plus de gens pensent à leurs cours ou même aux parcs municipaux comme des opportunités de laisser plus de nature dans les villes", Dan Kraus, biologiste de la conservation de la nature de Canada

Cette prise de conscience a incité certaines villes à modifier la façon dont les règlements sur la hauteur des pelouses sont appliqués, ou de les abandonner complètement.


La ville de Toronto impose aux propriétaires de tondre l'herbe et les mauvaises herbes à une hauteur supérieure à 20 centimètres, mais elle permet aux résidents de demander une « exemption de jardin naturel ».


D'autres villes, dont Montréal, rendent leurs propres espaces verts plus naturels:

  • L'arrondissement de Rosemont--La Petite-Patrie a récemment annoncé la plantation de 2 «micro forêts » dans des parcs locaux

  • L'arrondissement de Verdun a « renaturalisé » certaines parcelles d'espace en plantant des graminées naturelles. .


Kraus affirme qu'une tonte moins fréquente peut aider les villes à réduire les coûts d'entretien des pelouses et à réduire le ruissellement qui pénètre dans les égouts pluviaux et les cours d'eau. En outre, il a déclaré qu'il a été prouvé que l'accès à la nature - même quelque chose d'aussi simple que de voir des oiseaux - améliore le bien-être mental des gens.

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