Diminution des terres agricoles au Québec

Dernière mise à jour : 16 août

Selon Statistiques Canada, entre 1971 et 2011, la quantité de terres agricoles canadiennes est passée de 68,7 à 64,8 millions d’hectares...


Qu’est-ce qu’une terre agricole?


Une terre agricole, c'est une couche de terre cultivable, utilisée par les agriculteurs pour des pâturages et diverses cultures.

C'est une terre riche en nutriments et matières organiques, dans laquelle on trouve des invertébrés et des microorganismes.

C'est une terre qui laisse pénétrer l’eau et l’air.

Selon Statistiques Canada, entre 1971 et 2011, la quantité de terres agricoles canadiennes diminue de 68,7 à 64,8 millions d’hectares...
A peine 5 % du sol canadien convient à l’agriculture; Le reste est trop humide, sec, mince, inadéquat ou gelé

A peine 5 % du sol canadien convient à l’agriculture; Le reste est trop humide, trop sec, trop mince, chimiquement inadéquat ou gelé en permanence.


Au cours de ces dernières décennies, la superficie des terres agricoles du Canada s’est considérablement réduite. Statistiques Canada estime qu’entre 1971 et 2011, la quantité de terres agricoles canadiennes est passée de 68,7 à 64,8 millions d’hectares

un hectare vaut 10 000 mètres carrés, soit environ les deux tiers d’une patinoire de hockey.

La perte des 3,9 millions d’hectares au cours de ces 40 années équivaut à la superficie de l’île de Vancouver.


La restauration d’une terre pour qu’elle soit de nouveau cultivable est difficile, coûteuse et longue.


Quelles sont les conséquences de la perte de terres agricoles?


Les terres agricoles sont des « puits de carbone » : la quantité de dioxyde de carbone provenant de la croissance des cultures (y compris celle produite par la machinerie agricole et les émissions indirectes issues des engrais, des pesticides et des herbicides) est inférieure à celle absorbée par ces cultures.

Les plantes peuvent soit relâcher du dioxyde de carbone en respirant, soit en absorber lors de la photosynthèse.

Durant la photosynthèse, le dioxyde de carbone se transforme en glucose, c’est-à-dire un composé de carbone que la plante utilise comme source d’énergie.

Certains composés de carbone sont stockés dans les tissus des plantes (racines, tubercules, tiges et feuilles). Après la récolte, ce qui reste dans les champs devient de la matière organique qui se décompose et le carbone est alors transformé à nouveau en dioxyde de carbone par les microbes dans le sol.

On estime que les terres agricoles du Canada stockent de 500 à 700 tonnes de carbone par an.


Les terres agricoles constituent un écosystème où vivent des plantes et des animaux qui ne sont pas associés aux activités agricoles.

De nombreuses espèces indigènes, comme les cerfs, les dindons et les oies, trouvent de la nourriture sur les terres agricoles canadiennes.

De plus, des pollinisateurs, comme les bourdons, se nourrissent du pollen et du nectar de différentes cultures, dont les bleuets.


La perte des terres agricoles a aussi une incidence sur la société et l’économie canadiennes. En 2016, l’agriculture et les industries connexes valaient 111,9 milliards de dollars en produit intérieur brut (PIB), soit 6,7 % du PIB total du Canada. Les produits alimentaires cultivés au Canada approvisionnent non seulement le marché intérieur, mais aussi le marché d’exportation.

Le Canada a exporté pour environ 56 milliards de dollars de produits agricoles en 2016. La demande de produits alimentaires ne peut qu’augmenter. On estime qu’en 2050, la population mondiale atteindra les neuf milliards, ce qui veut dire que la production mondiale d’aliments devra augmenter de 50 %. La perte de terres agricoles menace la sécurité alimentaire non seulement au Canada, mais aussi chez ses partenaires commerciaux partout dans le monde.


Source: Musée de l'agriculture et de l'alimentation du Canada

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